Fashion Week : Dior, Marine Serre, Victoria/Tomas, Koché et Saint Laurent

 

Marine Serre

« Les crises écologiques et les guerres climatiques sont en train de détruire les derniers vestiges de la civilisation telle que nous la connaissons » signait la fondatrice du label au croissant de lune. Combinaison intégrale, masque à gaz, et cagoule. La femme Marine Serre est puissante et fait face à la fin du monde dans des tenues moulantes et chics. L’avant-gardiste Marine Serre réinvente la robe blouse, la doudoune cintrée et re-dessine les vêtements fluorescents et écossais. Pas si lunaire que ça !


Victoria/Tomas

Rendez-vous donné au Palais de Tokyo par les deux créateurs pour nous présenter une collection qui mettait en avant la jupe et la robe longue en bleu indigo, jean ou à motifs. Relecture des chemises amples, qui deviennent blouses ou robes, qui se mélangent à d’autres tissus. Passion poches, franges, santiags et bottines vernies. L’amour est dans le pré avec Victoria/Tomas et la Cowgirl devient une Working Girl.


Christian Dior

« Sisterhood is Powerful » (La puissance de la Sororité). Le thème est lancé et le voyage au coeur des 50’s anglaises de Maria Grazia Chiuri peut commencer. Et quoi de plus british que des tartans XXL ? On les trouves ici déclinées en différentes teintes et avec des finitions modernes. A cela s’ajoute une série de bob dans toutes les matières et les célèbres jupes de tulls Dior au travail de volumes et de motifs toujours aussi impressionnants ! Et tout cela ceinturé par une large ceinture à boucle clin d’oeil au Saddle bag. Une démarche féministe qui fait du bien dans la mode même si la simplicité de la collection déçoit avec aucune pièce pour se distinguer des autres. Heureusement, la mise en scène d’Alex de Betak et des photos spectaculaires de Tomaso Binga et son alphabet de nus rallume notre flamme pour la Maison Dior.


KOCHÉ

Après s’être attaquée au maillot du PSG Christelle Kocher fait référence à la coupe du monde féminine de 2019 dans sa nouvelle collection. Les broderies, finitions en dentelle, les chapeaux à plumes, les tailleurs modernes et jupes à volants captivent notre regard. Les talons se transforment rapidement en sneakers avec la collaboration Koché x Nike pour assurer à cette femme Koché libre une aisance dans ses déplacements. Les robes patchwork en cuir de ballons de foot et celles réalisées à partir de maillots de différents sports nous étonnent et conscientisent sur le recyclage d’anciens tissus dans une industrie qui continue à être l’une des plus polluantes. En bref chez Koché le prêt-à-porter, le sportswear et les tissus upcyclés (transformation d’anciens tissus) se mélangent avec toujours une seule finalité : l’élégance.


Saint Laurent

Deux salles, deux ambiances chez Saint Laurent. Avec une partie de la collection inspirée de l’avant garde du Saint Laurent des années Opium avec des collants plumetis, jupes moulantes, des smokings près du corps qui flirt avec l’androgyne des coupes ultra-sexy, des total look sombres et un (mini) trench en vinyle qui rappel celui que portait Catherine Deneuve dans Belle de jour de Luis Buñuel… La seconde partie reprends les codes de la marque mais plongée dans le noir à la lumière UV, et transformes les créations en lumière neon. Avec robe à noeud et à plumes immenses, fausse fourrure verte symbole de Saint Laurent 70’s et de la fête. Anthony Vaccarello nous emmène dans son ballroom… Paris est une fête !

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